Alors voilà, je suis mère célibataire (provisoire). Tout le monde l’aura compris, mes filles les premières, et c’est un peu la grosse fête. (Cette nuit, je me suis retrouvée avec, dans mon lit : le chien, ma fille aînée, puis ma seconde fille, un livre sur les dinosaures et successivement, 48 petons taille 23 en pleine poire. C’était bien.)
Heureusement que j’ai assuré comme une assureuse et que mon bouquin est fini, du moins le premier jet, je peux me consacrer à mon suicide l’organisation de la maison.
Dans trois jours, je commencerai les grosses corrections, si tout va bien et j’attaquerai de front mon roman pour l’Atalante.
Le fait que mes élèves aient définitivement perdu le goût de vivre toute motivation en ce mois de mai plus troué qu’un emmenthal peut venir enrayer la machine mais a priori, je devrais m’en sortir.
Que vous dire de plus ?
Je serai aux Imaginales dès le jeudi 31 mai, notamment pour une rencontre avec les lycéens qui ont lu Narcogenèse. Visiblement, certains ont adoré, d’autres détesté. C’est un peu le retour que j’ai sur ce livre : un engouement profond ou un rejet total. Je ne suis pas bien étonnée. Je ne suis pas sûre d’être le genre de fille qui fasse l’unanimité, de toute façon et, bon, c’est quelque chose dont je me targue facilement.
Être aimé du plus grand nombre, c’est un délire de pom-pom girl ou d’écorché vif. Et quelque chose me dit que j’ai géré autrement les écorchures.
(Pour le côté pom-pom girl, vous m’excuserez de ne pas me prononcer, par égard pour mon ego qui vient de se servir un deuxième whisky en insultant les voisins).
Donc, Narcogenèse a des retours positifs, dans l’ensemble, mais quand il n’est pas aimé, c’est un peu violent net.
Il faut dire que la structure, le changement de personnages, l’entrelacement des épisodes de la fin, les chapitres ultra courts en déstabilisent certains, ce que je peux comprendre. (Mais vous comprendrez que je n’adhère pas ni ne m’en excuse, vu que c’est un peu mon livre voulu, hein.) Je ne rembourse pas non plus. Pour ceux qui ont aimé, c’était un vrai bonheur d’avoir des retours plutôt fins sur les personnages, dont Saul (mon préféré) et sur les insertions du Magicien d’Oz dans l’intrigue. J’ai bien noté les remarques qui m’ont été faites (certains passages obscurs) et j’y travaille.
Sinon, dimanche soir à la maison, ce sera petits fours et glace au mojito, avec des copains choisis, pour fêter la victoire ou pleurer amèrement. Et si vous êtes bien sages et achetez des livres à vos enfants, voire à vous-mêmes, la prochaine note portera sur mon amour immodéré pour un groupe qui a révolutionné l’histoire de la musique !
Bonne journée, où que vous soyez, qui que vous soyez.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires