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Tout d’abord, un petit point sur les livres déjà parus (il faut bien que je justifie ce blog) :

 

Narcogenèse a été nominé au prix Julia Verlanger (attribué à Yoss) et au prix Imaginales des Lycéens. Yeah !

Bon, il n’a pas eu le Verlanger, au profit de Yoss, mais tant pis. Je me suis acheté un très joli sac Rockmafia pour me consoler.

 

 

 

Trois nouvelles sont sorties/sortiront entre décembre 2011 et juin 2012 :

 

-          Le temps nous est compté pour Destination Reims, calendrier de l’Avent numérique dirigé par Jacques Baudou

-          Ce que chuchotait la rivière dans D’Avalon à Brocéliande, anthologie dirigée par Lucie Chenu chez Terre de Brumes.

-          Sleeping Beauty dans Destination Univers, anthologie officielle du festival de Bagneux, dirigée par Jeanne A-Debats et Jean-Claude Dunyach chez Griffe d’Encre.

 

Trois nouvelles, trois univers très différents :

 

Le temps nous est compté est un conte de Noël fantastique, pour adultes, dans lequel un homme et son fils se retrouvent dans la maison de famille, qu’ils doivent vider pour la vendre. Un antiquaire a laissé une horloge étrange dans le bureau du grand-père, une horloge dont le battant, le soir de Noël, fait remonter le temps.

A lire très bientôt sur le site de Destination Reims

 

Ce que chuchotait la rivière me tient particulièrement à cœur. Pendant des années, j’ai dit que je n’étais pas capable d’écrire un récit sur les chevaliers de la Table Ronde : trop impliquée (c’était mon sujet de mémoire) , trop affective et, quelque part, trop attachée à la langue médiévale pour savoir la moderniser. Et puis, j’ai vu l’anthologie de Lucie Chenu. Et j’ai été mortellement vexée de ne pas en faire partie. Et Lucie m’a invitée pour la deuxième.

L’histoire se passe un peu avant la Mort du Roi Arthur. Le roi est vieillissant, déjà, et son frère de lait, Keu (ou Key) a depuis longtemps rangé ses armes pour devenir sénéchal. Pathétique histoire que celle de Keu, que peu de gens connaissent, car on ne s’attache qu’à Arthur, Lancelot, Morgane et Guenièvre… Keu est le fils du vavasseur à qui Arthur nourrisson a été confié. Sa mère l’arracha de son sein pour nourrir le fils du roi, à sa place. Et Keu dont le destin était d’être un vavasseur comme son père, se retrouve à la cour du roi, chevalier puis sénéchal. Keu, l’orgueilleux, le colérique, le railleur… Comment ne pas aimer un tel personnage ? Ou plus exactement, comment ne pas imaginer ce qu’il aurait pu être d’autre, ce qui l’a amené à devenir cet homme ? Voilà la façon dont je pouvais moderniser le mythe : imaginer les événements qui ont aigri Keu et son rapport ambigu avec ce frère adoré et jalousé… Après, il fallait une créature féerique, une pucelle, un château en perdition, bref, tous les éléments du récit médiéval mais vu par un homme qui ne se bat plus.

 

Sleeping Beauty appartient à un tout autre genre. Oui, je l’annonce solennellement : moi, j’ai écrit de la SF. Pire, du space op’. Le personnage, Olmbonce Guthier, est un de mes vieux amis, dont j’ai raconté l’histoire il y a plus de dix ans. Bien avant de découvrir l’excellente série Firefly, Olmbonce Guthier vivait en parallèle du Capitaine Malcolm, ex militaire, capitaine d’un transporteur plus ou moins légal et (dans le cas d’Olmbonce) ancien tenancier de tripot. A bord du Sleeping Beauté, le vaisseau qui ressemble à un cercueil, Olmbonce et son fils Piek naviguent tranquillement en attendant rien d’autre de la vie que de glisser entre les planètes, le plus discrètement possible. Mais l’enfant retrouve un FISH, un bracelet d’identification, qui les connecte au réseau et entraîne le vaisseau vers une destination inconnue.

J’ai écrit cette nouvelle face à la mer, en Corse, le matin entre sept et neuf, à la terrasse d’un café. Je crois que j’ai rarement écrit avec autant d’enthousiasme et de plaisir, ni manipuler un personnage avec autant de facilité. Ca doit être le pantalon moulant et les flingues dans les bottes…

 

 

À part ça, je corrige mon roman jeunesse, j’avance deux trois projets, tout en préparant la play-list pop la plus ringarde du monde et en me donnait du courage pour aller à la piscine, je réfléchis à mes deux potentiels futurs romans pour deux éditeurs jeunesse différents, je prends des notes pour un autre jeunesse à présenter à l’Atalante.

Et de temps en temps, je vais ciseler mon roman improbable sur la cinquantaine (mon Dieu, mon cerveau essaie de me tuer, définitivement…) tout en rêvant à un autre thriller pour adulte.

Tag(s) : #Les dernières nouvelles

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